Bandes riveraines

LES BANDES RIVERAINES

«On appelle bande riveraine, un couvert végétal permanent composé d’un mélange de plantes herbacées, d’arbustes et d’arbres adjacents à un cours d’eau ou à un lac.»
  • Les bandes riveraines assurent la transition entre les écosystèmes aquatiques et terrestres;
  • Parce qu’elles font la jonction entre ces deux milieux différents et qu’elles subissent de nombreuses perturbations naturelles, les bandes riveraines sont particulièrement dynamiques et diversifiées;
  • Cette grande diversité s’explique par la juxtaposition de trois écosystèmes (aquatique, riverain et terrestre) sur une superficie relativement restreinte, par la présence d’eau, de nourriture et d’un couvert protecteur, par la diversité de structure de la végétation, par l’importance de l’effet de lisière créé par les écotones et par la variabilité des conditions au gré des saisons.
 
Pour jouer pleinement ces rôles, les bandes riveraines doivent être suffisamment larges
  • comporter trois strates : herbacée, arbustive et arborescente;
  • être composées d’espèces indigènes.
 
LES BANDES RIVERAINES PEUVENT REMPLIR PLUSIEURS FONCTIONS IMPORTANTES… :
  1. LA PRÉVENTION (ou la réduction de la contamination de l’eau) (fonction d'assainissement);
  2. LA PROTECTION des habitats aquatiques et riverains (fonction écologique).
 
Les bandes riveraines représentent à la fois un habitat pour la faune et la flore, un écran contre le réchauffement excessif de l’eau, une barrière contre les apports de sédiments dans les plans d’eau, un rempart contre l’érosion des sols et des rives, un régulateur du cycle hydrologique, un filtre contre la pollution de l’eau et un brise-vent naturel. Elles jouent également un rôle important dans la protection de la qualité esthétique du paysage.
 
AU QUÉBEC, ON ASSOCIE AU MILIEU RIVERAIN ENVIRON 271 ESPÈCES DE VERTÉBRÉS
  • dont 30 espèces de mammifères;
  • plus de la moitié des oiseaux;
  • les trois quarts des amphibiens et des reptiles;
  • plus de la moitié des 375 plantes menacées ou vulnérables ou susceptibles d’être ainsi désignées.
 
En raison de la présence de l’eau, la faune de la rive présente une extraordinaire diversité par comparaison avec celle des milieux strictement terrestres…
  • La rive abrite pratiquement toutes les espèces de petits mammifères présents dans les habitats voisins, mais l’inverse n’est pas vrai;
  • Les oiseaux y trouvent un meilleur couvert de nidification, d’abri et de nourriture, tout comme les autres représentants de la petite faune en général;
  • La faune terrestre utilise la bande riveraine comme corridor de déplacement et de fuite;
  • La perte de bande riveraine limite l’accès sécuritaire des animaux à l’eau et met donc en péril la survie de plusieurs espèces.
 
La végétation riveraine sert aussi d’habitat de reproduction à certaines espèces de poissons en plus de fournir à la faune aquatique de la nourriture et des zones d’abri contre les prédateurs.
 
Les plantes aquatiques, les racines, les souches, les troncs tombés à l’eau et l’ombrage créé par la végétation dissimulent la faune et assurent des zones de repos et d’abri, tant aux poissons qu'aux tortues, aux salamandres et aux insectes aquatiques.
 
Les feuilles procurent de la nourriture aux insectes aquatiques, qui sont à la base de la chaîne alimentaire des poissons et des autres animaux.
 
En créant de l’ombrage au-dessus des plans d’eau, la végétation riveraine diminue l’impact du rayonnement solaire et prévient le réchauffement excessif de l’eau.
Ce rôle de la végétation riveraine devient plus important encore pour les petits cours d’eau, vu leur masse thermique plus faible. La chaleur emmagasinée dans les petits cours d’eau est ensuite transportée vers les rivières situées en aval et celles-ci sont touchées à leur tour.
 
Parce qu’il entraîne un réchauffement des lacs et des cours d’eau, l’enlèvement du couvert végétal des rives a aussi des effets importants sur leur équilibre écologique.
 
Au cours des dernières années, plusieurs acteurs de l’eau (citoyens, groupes environnementaux, etc.) ont profité de certaines tribunes pour exprimer leurs préoccupations quant à la protection, souvent jugée insuffisante, des rives, des lacs et des cours d’eau.
 
Plusieurs organismes de bassin versant sont aussi préoccupés par la dégradation de l’état des bandes riveraines et proposent, dans leur plan directeur de l’eau, des mesures visant à les protéger ou à favoriser leur restauration, selon le cas.
 
Certains acteurs proposent même la végétalisation de bandes riveraines comme solution pour contrer les épisodes de cyanobactéries observées dans certains lacs et cours d’eau depuis quelques années.
 
La restauration ou la protection des bandes riveraines semble donc susciter un large consensus au sein de la population. »
 
 

Pour en savoir plus :

Voir la source de cette information : http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/bassinversant/fiches/bandes-riv.pdf

 

Vous trouverez également de l’information en visitant : http://www.fihoq.qc.ca/nos-publications/vegetalisation-des-bandes-riveraines

 
De plus

Les municipalités sont responsables d’appliquer et d’adopter les règlements relatifs à la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables et de recommander des interventions.

 
Objectifs visés :
  • Protéger la qualité des lacs et des cours d’eau du Québec;
  • Favoriser la conservation de l’état naturel des rives.
 
Attention :
  • Un permis et un plan de plantation peuvent être exigés par votre municipalité.
  • Veuillez communiquer avec votre municipalité avant d’effectuer toute plantation.